Le Berger Blanc Suisse
 
 

 

HISTOIRE DE LA RACE
L'histoire du Berger Blanc démarre avec celle du Berger Allemand puisque le Berger Blanc possède les mêmes origines que celle-ci.
Horand Von GRAFRATH, premier Berger Allemand inscrit au livre des origines et élevé par le capitaine Max von STEPHANITZ possédait pour grand-père "Grieft", berger uniformement blanc.
Des chiots blancs naissaient donc régulièrement dans les portées, mais en Europe à partir de 1933, ils étaient systématiquement éliminés. En Amérique du nord, ces chiens étaient gardés et inscrits au registre de l'American Kennel Club. Il faut attendre les années 80 pour voir revenir le Berger Blanc en Europe sous le nom de Berger Américano-canadien. La race n'est officiellement reconnue que le 26 novembre 2002 par la FCI suite au dossier déposé par la Suisse. Le Berger Blanc devient alors le Berger Blanc Suisse, reconnu en France en 2003.
 
SON CARACTERE 
 
Le Berger Blanc est un chien proche de son maitre et de sa famille qui en fond un agréable chien de compagnie, extrèmement gentil. Mais en contre partie, on ne peut le laisser des heures seul en appartement ou dans une niche au fond du jardin. C'est un chien de berger qui apprécie les longues promenades ou il pourra se dépenser et qui excèle dans de nombreux sports canins (agility, pistage, mordant...)
Son tempérament est très réceptif au dressage. Il reste un chien sensible, on l'éduquera donc avec fermeté et au grand jamais avec brutalité grâce aux méthodes naturelles. Il reste fréquement réservé avec les étrangers, il faut donc être très vigilant quand au choix des parents et durant sa phase de socialisation.
C'est un bon gardien et prévient de toute situation anormale, les tests de caratère  effectués sur les reproducteurs attestent de ses capacités de chien de défense.
 
 LE STANDARD
 
Sur le plan morphologique, le berger Blanc possède un corps dont les proportions sont inscriptibles dans un rectangle. La taille admissible pour les mâles est comprise entre 60 et 66 cm, pour un poids de 30 à 40 kgs. Le standard de la taille chez les femelles est compris entre 55 et 60 cm avec un poids de 25 à 35 kgs.
C'est un chien musclé, de taille moyenne aux oreilles bien dressées. Son pelage est blanc avec un sous poil abondant. Il existe deux tailles de poils : mi-longs (poils courts), longs (poils longs) dont la distinction est faite lors des jugements de beauté.
 
 Standard détaillé : http://afbb.fr/index_BBS.htm

 

LA SANTE       
 
 
 
La sélection actuelle du berger blanc suisse permet d'élire des reproducteurs indemnes de tares génétiques. Le club de race impose les tests minimum suivants : MDR1 et radiographie des hanches (HD) . Nous avons de notre côté volontairement fait  réaliser les radios des coudes (ED)  ainsi qu'un test de myélopathie dégénérative ( DM).
 
Que sont ces différentes maladies ?
 
- la sensibilité médicamenteuse - MDR1 , il s'agit d'une mutation génétique et non d'une maladie à proprement parler, mais les conséquences peuvent être désastreuses.
 
 
 
- La dysplasie de la hanche et du coude HD/ ED : Notez bien que les résultats de dépistage pour les reproducteurs ne sont officiels qu'avec la lecture du professeur Genevois.
 
 
les infos du club de race : http://afbb.fr/index_sante.htm
 
 
- La myélopathie dégénérative DM : (sources : http://www.centredmv.com/)
 
Qu’est-ce que la myélopathie dégénérative? 
 
 La myélopathie dégénérative est une condition où la moelle épinière perd sa fonction suite à une dégénération de celle-ci. La pathogénie exacte demeure inconnue. Une cause génétique est suspectée, mais la condition est probablement multifactorielle. 

Quels sont les signes cliniques? 
 
  Les signes cliniques sont insidieux et lentement progressifs. Habituellement, les membres pelviens sont affectés. L’animal présente des difficultés à marcher (ataxie), de la faiblesse (parésie) et des déficits proprioceptifs (traîne les pattes/griffes), croise les pattes, se positionne anormalement (bouleture). Habituellement, les deux côtés sont affectés mais une patte peut être pire que l’autre. Le contrôle de la continence (urine) est normalement préservé. Les membres thoraciques sont épargnés jusqu’à ce que la condition soit à un stade très avancé. La myélopathie dégénérative n’est pas douloureuse. Par contre, elle est parfois associée à d’autres conditions telle une hernie discale qui, elle, peut causer de la douleur. 

Qui peut être affecté? 
 
Plusieurs races peuvent être affectées. Habituellement, ce sont les chiens de grande race, particulièrement le berger allemand. Les autres races rapportées sont le boxer, le welsh corgi, le bouvier bernois, le rhodesian ridgeback, le chesapeake bay retriever, le kerry blue terrier, le pug et même les races croisées. La plupart des chiens affectés ont > 5 ans, avec une moyenne d’âge de 9 ans. 

Comment faire pour avoir un diagnostic? 
 
 Il n’y a pas de test spécifique pour diagnostiquer la myélopathie dégénérative. Il s’agit plutôt d’un diagnostic d’exclusion. Idéalement, une imagerie par résonance magnétique (IRM) est effectuée afin d’éliminer les autres pathologies pouvant affecter la moelle épinière.  
   
Un test d’ADN est aussi disponible. Il s’agit d’un écouvillon buccal envoyé à un laboratoire spécial. Les résultats du test sont de 3 sortes : 
 
 • M/M Homozygote pour la mutation du gène = AFFECTÉ  L’animal présente un risque élevé d’avoir les symptômes de la maladie myélopathie dégénérative.  
 
 • M/N Hétérozygote pour la mutation du gène = PORTEUR  L’animal ne présente aucun risque d’avoir les symptômes de la maladie myélopathie dégénérative mais peut transmettre le gène à sa descendance. 
 
 • N/N Homozygote pour le gène normal = NORMAL L’animal ne présente aucun risque d’avoir les symptômes de la maladie myélopathie dégénérative.  
 

Si l’animal est porteur du gène muté, cela ne signifie pas que les signes cliniques observés sont dus nécessairement à la myélopathie dégénérative, mais bien que l’animal est susceptible de développer la maladie au cours de sa vie. 

Quel est le traitement? 
 
 Malheureusement, il n’y a pas de cure pour la myélopathie dégénérative. Plusieurs traitements ont été essayés, sans réel succès à ce jour. L’exercice régulier fût prouvé comme bénéfique pour maintenir les animaux atteints fonctionnels et ambulatoires le plus longtemps possible. La physiothérapie, l’exercice régulier et la nage sont donc fortement recommandés. 
 
Quel est le pronostic? 
 
Habituellement, la condition progresse sur 6-24 mois. Cela varie beaucoup d’un animal à l’autre. Le pronostic à long terme est mauvais puisque la majorité des chiens vont progresser jusqu’au point d’être non fonctionnel. Une sangle ou une serviette peut aider aux déplacements. Une chaise roulante peut éventuellement être nécessaire.  
 
 
Dr Dominique Paquette,  DMV, Diplomate ACVIM (Neurologie) Centre vétérinaire DMV
 
 
 
 
 Alimentation :
Même si le berger blanc est un chien robuste, on veillera a lui apporter une alimentation de haute qualité pour éviter les désordres digestifs. La qualité d'une croquette se juge essentiellement par la quantité de viande et non de protéines déshydratées incorporée dans le mélange (bien lire la composition, pas uniquement la valeur nutritive). Le budget nourriture est un des paramètres dont il faut tenir compte à l'achat d'un chien ! Avoir une alimentation de qualité, c'est économiser bien des visites chez le vétérinaire et garantir une meilleure longévité à votre compagnon.
 
Pendant le jeune âge, les repas seront fractionnés. Pas d'exercice après le repas pour éviter les torsions d'estomac chez le jeune comme l'adulte.
 
 
Pelage :
 
Le berger blanc suisse n'est pas un chien "salissant", bien au contraire, dès que son poil sera sec après une promenade champêtre, un léger brossage viendra à bout des dernières salissures.
 
Il faudra le brosser de temps en temps, sauf durant sa mue ( 2 fois par an) ou un brossage plus énergique sera plus approprié.